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 Introduction en secourisme équin.

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Pierre administrateur
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MessageSujet: Introduction en secourisme équin.   Sam 12 Nov - 0:48

Secourisme équin

Le terme « secourisme équin » englobe ce que doit savoir tout responsable d’équidé.

Cette connaissance recouvre 4 aspects:

- Observation et interprétation des signes cliniques de base.
- Connaître les gestes qui éviteront l’aggravation du mal.
- Soigner les affections bénignes et assurer les soins.
- Connaître les principales mesures de prévention.

OBSERVATION

Le premier temps est l’observation du cheval et de son environnement.
Voici quelques signes cliniques et leur interprétation :

Litière retournée (coliques), nature et quantité des crottins (constipation, diarrhée), le cheval a-t-il bu? Mangé? (gravité du problème).

Naseaux: la dilatation au repos est normalement imperceptible, sinon il faut penser à de la fièvre ou à un problème pulmonaire.

Y a-t-il jetage par les naseaux séreux muqueux ou purulent?

Yeux: fermés (traumatisme), larmoyants (conjonctivite), enflés (urticaire anémie), 3ème paupière recouvrant anormalement l’oeil (tétanos).

Gorge: enflée (gourme).

Encolure: raide (tétanos), enflée (hématome ou abcès), crinière irritée (gale, poux, mycose, dermite estivale).

Dos: bosses douloureuses (gonfles), peu douloureuses (dermite à staphylocoque).

Rein et croupe: dur, mouillé (coup de sang)

Queue: irritée (oxyure, plaie, dermite) paralysie( traumatisme).

Flancs: essoufflement (maladie respiratoire, fièvre, chaleur), ballonnement (colique).

Fourreau et testicules: OEdème (piqûre d’insecte dans le fourreau), hernie inguinale lors de colique des étalons.

Membres: OEdème (arthrite, lymphangite), plaies ou croûtes (gale de boue, échauffement du paturon, photosensibilisation sur les balzanes).

Après cette observation minutieuse, il faut assurer la contention avec un bon licol et une bonne longe, rentrer le cheval au box la tête dirigée vers la sortie. Évitez les gestes brusques, parlez, sifflez, occupez avec une friandise. Le recours au tord nez est parfois indispensable, mais auparavant on peut essayer le pli de peau devant l’épaule (pur sang), tordre l’oreille (arabe), cacher l’oeil avec la main.

ÉVITER L’AGGRAVATION DU MAL : Connaître les signes d’alerte.
Température: Normale 37° à 38° et jusqu’à 38.5° pour un poulain.
Muqueuses: La couleur doit être rose, la couleur rouge peut être le signe de conjonctivite, de fièvre ou d’intoxication.

Pli cutané: La peau pincée au niveau de la pointe de l’épaule doit normalement revenir en place instantanément. Si le pli persiste 2 secondes ou plus c’est signe de déshydratation (diarrhée, manque d’abreuvement, effort et chaleur).

Remplissage capillaire: Une pression sur la gencive fait apparaître une zone blanche. On évalue le retour à la normale. L’allongement du remplissage capillaire au delà de 2 secondes traduit une altération du système cardiovasculaire.

Palpation: En passant la main sur tout le corps, on révèle des croûtes, des verrues, hématomes, suintement, zone douloureuse. Insister sur les membres, le dos et le rein, le passage de sangle.

Auscultation: La fréquence cardiaque normale au repos est d’environ 40 battements par minute. Au delà de 60 le cheval nécessite des soins vétérinaires urgents.

A l’effort le cheval doit redescendre en dessous de 60 après 30 min de récupération, sinon il y a surmenage. La fréquence respiratoire que l’on peut
observer au niveau du bas du flan est de 8 à 12 au repos. Au delà il faut craindre surmenage, hyperthermie ou maladie respiratoire.

Boiteries: Elles peuvent exiger des examens complexes pour en déterminer la cause, il faut donc se méfier

des conclusions hâtives, néanmoins il faut savoir: que les boiteries des antérieurs sont plus fréquentes, que dans ce cas l’encolure tombe lorsque le membre sain est à l’appui, qu’il faut lever le pied boiteux pour vérifier l’état de la ferrure, la présence d’un caillou ou autre corps étranger dans la sole, qu’il faut ensuite sonder la sole, palper les tendons en commençant par le membre sain pour évaluer la sensibilité naturelle du cheval, que les boiteries des postérieurs sont plus difficiles à observer, il faut observer le cheval par l’arrière, le
mouvement de balancier des hanches est plus ample du côté de la boiterie.
que des phénomènes de compensation peuvent fausser ces observations.

SOIGNER

Traumatismes et contusions: La réaction inflammatoire est toujours très importante chez le cheval, c’est
pourquoi l’utilisation d’anti-inflammatoires est recommandée au moindre traumatisme.
Pour les gonfles et les plaies de sangles, éviter les produits gras qui accentueront le frottement.
Pour les plaies de sangles, enfiler une chambre à air sur la sangle. Les cloches, les guêtres et genouillères sont à éviter en équitation d’extérieur, elles provoquent des échauffements.

Plaies:En cas de plaie, le cheval doit être correctement vacciné contre le tétanos, sinon injecter un sérum.
En cas d’hémorragie, utiliser un pansement compressif avec le matériel dont on dispose (bande, foulard
ou à défaut la main). Un traitement anti-inflammatoire est recommandé, surtout si la plaie est profonde
ou placée sur une articulation ou un tendon. La pose de points de suture pour les plaies nettes, si
intervention immédiate (6 heures). Nettoyer quotidiennement la plaie et surveiller vers le 10/12e jour
l’apparition du bourgeonnement (chéloïde) qui empêche l’épiderme de recouvrir la plaie, il faudra alors traiter avec un produit vésicatoire, caustique voire au bistouri.

Bleime: hématome de la sole qui peut se résorber seul (2 ou 3 jours) ou nécessiter une ponction à la reinette.

Abcès du pied ou « clou de rue »: Laisser mûrir et ne pas utiliser d’anti-inflammatoires qui ralentissent le processus. Parfois l’abcès perce seul mais on a souvent intérêt à chercher le point de départ en sole pour favoriser le drainage, puis nettoyer l’orifice.

Seime:Fente verticale de la paroi du sabot, « barrer » au dessus horizontalement. A la renette , la rape ou un point chaud.

Tendinite: Ce mot recouvre de nombreuses affections du tendon fléchisseur dont la gravité est très variable et peut aller du simple échauffement à la rupture. En cas d’échauffement, doucher les tendons et appliquer un emplâtre. Les véritables atteintes nécessitant une mise au repos prolongée de 6 à 24 mois.

Fourbure: Le cheval reste immobile ou se déplace à petits pas, les 2 antérieurs sont portés en avant et les 2 postérieurs sous lui. Confusion possible au départ avec le tétanos. Les causes peuvent être les suites de
poulinage ou mauvaise délivrance, suralimentation, effort prolongé et déshydratation.
En début de fourbure la mise en place d’un régime draconien (paille, foin eau) peut suffire, dans les autres cas l’intervention du vétérinaire est urgente.

Coup de sang: Il se manifeste par un arrêt brusque pendant l’effort avec tremblements et sueur, surtout au niveau des muscles atteints. Il peut se comparer à un claquage musculaire plus ou moins étendu survenant
sur un cheval mal échauffé ou suralimenté. L’urine peut se colorer en rouge foncé. Il nécessite l’intervention urgente du vétérinaire.

Coliques: Le cheval est inquiet, gratte le sol avec un antérieur, fouaille de la queue, regarde ses flans, se cambre, se roule. Les coliques doivent toujours être considérées comme graves car des complications mortelles sont possibles (torsion, occlusion). Passer un licol avec une longue longe pour éviter les coups
de pieds, faire marcher et empêcher de se rouler dans la mesure du possible pour éviter les complications de torsions. Pour les étalons penser à la hernie inguinale qui nécessite une réduction chirurgicale dans les 6 heures.

Obstruction œsophagienne: Bouchon de granulés obstruant œsophage chez les chevaux trop gloutons. La salive s’accumule, le cheval baisse la tête et recrache le trop plein par la bouche et les naseaux. En général le bouchon ramollit et finit par descendre doucement dans l’estomac. Lorsque les chevaux sont sur de
l’herbe tendre, le défaut de salivation favorise cet accident. Toujours donner, le foin avant l’aliment et mettre 2 ou 3 gros cailloux dans la mangeoire.

Affections respiratoires: Le cheval a de la fièvre, tousse, est abattu, présente du jetage de l’essoufflement.
En l’absence de repos et de soin efficace et précoce l’atteinte pulmonaire peut devenir chronique. La première cause de l’affection pulmonaire est infectieuse (grippe équine, gourme, rhino pneumonie).
Une deuxième cause fréquente pouvant ou non succéder à une atteinte infectieuse est allergique (présence de poussières, spores, moisissures du foin ou de la paille), cette allergie peut évoluer progressivement vers l’emphysème (destruction progressive des alvéoles pulmonaires). Le seul traitement vraiment
efficace est la mise en pâture. On peut avoir des améliorations en lavant le foin, en utilisant des copeaux dépoussiérés pour la litière, en utilisant des briques de foin mélassé, en humidifiant les aliments.

Actuellement, on trouve des bottes d’enrubannage qui paraissent efficaces.
Une troisième cause possible est parasitaire (larves d’ascaris, dictyocaulus, arnfieldi) : Ne pas hésiter à vermifuger un cheval présentant une toux rebelle.

Morsure de serpent: Exceptionnelle chez le cheval. Il faut le garder immobile. L’évolution est rarement grave mais l’intervention du vétérinaire est conseillée.
Piqûre d’insectes: Elles peuvent provoquer des cloques qui évoquent une pathologie, l’urticaire ou des gonfles.

L’oedème du fourreau est souvent lié à ces piqûres. Ces lésions disparaissent spontanément.

Coup de chaleur: Le cheval est essoufflé, il bave, il titube. Le coup de chaleur peut survenir par temps chaud et orageux, à la suite d’un effort prolongé avec déshydratation, après exposition au soleil ou dans un van, à l’attache ou même dans un pré dépourvu d’ombre. Il faut mettre le cheval à l’ombre, l’arroser abondamment sur la tête, le cou et appeler le vétérinaire pour le réhydrater et lui faire des anti-inflammatoires à action immédiate en intraveineux.

Piroplasmose: Fièvre, abattement, hémoglobinurie (coloration des urines) et ictère léger, les muqueuses sont pâles et plus ou moins jaunes. Le piroplasme est un parasite des globules rouges transmis par les tiques dans certaines régions. L’intervention du vétérinaire est nécessaire.

DERMATOLOGIE :


Problèmes fréquents et difficiles à diagnostiquer. Il est parfois utile de recourir aux analyses pour choisir le traitement adapté.
Mycoses : Petites pertes de poils à l’aspect poudreux et grisâtre, sans démangeaisons, pouvant se
situer sur tout le corps. Contagieuses aux autres animaux et à l’homme.
Dermatophilose : Ressemble à la teigne en plus croûteuse et légèrement douloureux à l’arrachage des croûtes. Localisation sur le dos et la croupe des chevaux très exposés aux intempéries
l’hiver.
Gales : Les vraies gales sont causées par des acariens et très difficiles à traiter. Démangeaisons importantes, croûtes plus ou moins suintantes, épaississement de peau, pellicules, crins arrachés. Situées sur la ligne de dos jusqu’à la queue ou bien au niveau du paturon.
Gales d’été ou dermite estivale : Ressemble à la précédente mais elle disparaît en hiver car elle est causée par une allergie à des insectes piquant l’été en pâture. Les poneys sont particulièrement sensibles. Le traitement est difficile et souvent décevant.
Gales de boue : Causée par le froid, l’humidité et la boue l’hiver. Elle forme des croûtes plus ou moins douloureuses et suintantes au niveau du paturon, surtout sur les balzanes.
Photosensibilisation : Coup de soleil provoquant des croûtes brunes ou noirâtres derrière le paturon à balzane et peut être confondu avec des gales de boue. Peut aussi toucher le ladre.
Phtiriase : Présence de lente et de poux.
Démangeaisons de la base de la queue : Origines diverses :oxyures, gale, dermite estivale ou irritation d’ordre digestif.
Varron : Parasite habituel aux bovins, formant des bosses sur le dos de la grosseur d’une noisette au printemps et pouvant persister. Si on incise, on trouve une larve blanche. Le plus souvent, les petites bosses sous la selle sont des folliculites à staphylocoque liées à un manque d’hygiène du
pansage et des tapis de selle.
Urticaire : Encore appelé échauboulure, c’est une allergie (alimentaire ou autre) qui se traduit par l’apparition de cloques plus ou moins étendues sur le corps.

AFFECTION DES YEUX

Conjonctivite et keratoconjonctivite : Larmoiement, oeil fermé et rouge, provoqué par un choc ou une infection causée par les mouches.
Fluxion périodique ou uvéite récidivante : Affection récidivante des yeux, incurable et donc classée dans la liste des vices rédhibitoires. Allergie aux leptospiroses véhiculés par les urines des rongeurs.

POULINAGES ET SOINS AU NOUVEAU-NÉ

Le poulinage doit se dérouler rapidement (15 à 20 minutes). On dit que le poulain est « coiffé » lorsqu’il faut le délivrer de son enveloppe.
Si le cordon n’a pas été rompu, laisser la circulation ralentir progressivement, la rupture se fera naturellement quand la jument se lèvera.
En cas d’hémorragie, comprimer entre 2 doigts. Ne poser une ligature que si cela ne suffit pas.
Désinfecter le plus tôt possible le cordon et faire un sérum antitétanique dans les 24h.
Le poulain doit téter au bout d’une à deux heures. Sinon donner un biberon de colostrum (tétine de bébé) sur la base de 10 cm3 de colostrum par kilo de poids toutes les 2 heures.
Si le poulain s’affaiblit, appeler le vétérinaire. La mère doit expulser la délivrance dans les 6h.
Vérifier qu’elle est complète sinon appeler le vétérinaire car risque de fourbure.

PRÉVENTION

Conduite d’élevage : Les chevaux entretenus en extérieur ont beaucoup moins de problèmes pathologiques que ceux entretenus au box. Un abri naturel peut être suffisant mais il estrecommandé d’installer un abri dans lequel le cheval pourra se protéger des intempéries et où le foin pourra être abrité. Les accidents sur neige et glace sont rarissimes chez les chevaux constamment entretenus dehors.
En box, le cheval est beaucoup plus exposé aux poussières et spores de moisissures, aux courants d’air et à la contagion. Le temps consacré à l’alimentation est réduit à quelques heures au lieu de 15 heures en milieu naturel et le cheval s’ennuie, provoquant stress, tics, ulcères gastriques et diminution de l’équilibre nerveux à l’exercice.
Au niveau du parasitisme, le cheval entretenu sur une surface suffisante (plus d’un hectare) ne subit pas plus de pression que le cheval au box. En effet il se réserve une aire de défécation qu’il ne broutera que si l’herbe devient insuffisante. C’est donc pour le confort du cavalier et non de l’animal que le cheval est entretenu en écurie. En pratique, pour concilier la commodité
et la santé du cheval, il est donc recommandé de l’entretenir en extérieur, au moins une partie de la journée.
Pour diminuer l’ennui au box, un petit animal de compagnie (lapin, mouton, chèvre) est le bienvenu.
En extérieur, attention à la qualité des clôtures, grillage à mouton, fils électriques trop robustes, piquets métalliques.
Pratique de l’équitation : La connaissance et la mise en pratique de règles indispensables éviteront bien des problèmes : pieds non curés (bleime), sangle non re-sanglée après le début de l’exercice (plaie de sangle), selle mal adaptée (gonfle), pas d’échauffement en début de travail (coup de sang), pas de détente et séchage en fin de travail (problèmes pulmonaires), mauvaise maîtrise des allures par rapport au terrain (boiterie), travail sur un seul diagonal
(dorsalgie), non-respect d’une discipline de groupe (coup de pied), abreuvement non fractionné avec de l’eau froide (colique), mauvaise hygiène de pansage...
Habitat :
Dans les locaux, éviter le confinement et les courants d’air, permettre un bon écoulement de l’urine, renouveler la litière régulièrement (paille de bonne qualité ou copeaux pour chevaux à problème de toux, de colique ou en convalescence). Sortir les chevaux pendant le nettoyage.
Pour les chevaux en extérieur, tenir compte des vents dominants et de l’ensoleillement pour l’implantation des abris.
Alimentation : L’apport de foin est indispensable pour régulariser le transit intestinal. Les repas d’aliments doivent être fractionnés en 2 ou 3 repas. Les céréales, de préférence aplaties, sont un très bon aliment. Les granulés du commerce, plus complets, doivent être considérés comme complémentaires des fourrages. La jeune herbe, au printemps, doit être rationnée (risque de
fourbure). Un apport minéral journalier est indispensable.
Proposer de l’eau et le foin avant le repas de concentré. Faire manger le cheval tête en bas. Les aliments poussiéreux doivent être humidifiés. Réduire l’alimentation du cheval au repos. Le
cheval à la diète doit être mis sur copeaux, si possible dépoussiérés.

VACCINATIONS

Primovaccination Rappels
Grippe Equine................. 2 injections.............................................annuel
....................................................... la 1ère entre 21 et 92 jours
....................................................... puis la 2ème entre 150 et 215 jours
Tétanos ....................... 2 injections à 1 mois .............. 1 an puis
............................................................................................................. tous les 3 ans
Rhino pneumonie.............. 2 injections à 1 mois .............................annuel
....................................................... puis 6 mois après.
Rage .......................... 1 injection ...............................................annuel

Pour le poulain : à la naissance, sérum antitétanique contre les maladies néonatales. Attention ce n’est pas un vaccin, la protection ne dépasse pas 3 semaines. Les vaccins peuvent se faire à partir de 4 mois.
Poulinière : La protection doit être assurée dès le 4ème mois de gestation (primo vaccination sur juments non vaccinées) et rappel entre le 7ème et le 8ème mois. Un rappel à 4/5 mois suffit pour les juments correctement vaccinées.
La plupart des chevaux sont vaccinés uniquement contre le tétanos et la grippe équine, qui sont les 2 risques majeurs.
La rage n’est plus obligatoire pour la participation aux épreuves officielles.
La rhino pneumonie est moins répandue en raison de son coût important et de son efficacité relative.

VERMIFUGATION

Le parasitisme est responsable de bien des maux : coliques, retard de croissance, mauvaises performances, problèmes pulmonaires, anévrismes responsables de boiteries, mortalité subite…
L’infestation peut avoir lieu dans le box par la litière ou au pâturage par l’ingestion d’herbe contaminée ou encore par l’intermédiaire d’une mouche qui pond ses oeufs sur le poil en été ou d’une fourmi sur l’herbe.
Plus la litière est souillée, plus l’herbe est sur pâturée, plus l’infestation est élevée et plus les traitements doivent être fréquents.
Le programme de vermifugation dépend donc des conditions d’entretien du cheval.
Conditions favorables : Chevaux en pâture avec plus d’un hectare, pas de surpâturage, rotation des parcelles . Dans ce cas 2 traitements peuvent suffire : Strongles fin juin, puis Strongles, Gastérophiles et Ténia en décembre.
Conditions défavorables : Chevaux en box ou en pâtures sur pâturées. Dans ce cas 4 traitements :
Strongles en mars, juin, septembre, puis Strongles, Gastérophiles et Ténia en décembre.
Poulinières : Eqvalan, Furexel, bivermectine… dans le dernier mois de gestation.
Poulains : Vermifuge ascaris, strongyloïdes, strongles entre le 8ème et le 15ème jour puis à 1 mois, 3 mois, 6 mois, puis cycle adulte.

DENTISTERIE

Il est bon de vérifier l’état de la dentition 1 fois par an ainsi que devant tout problème d’obstruction oesophagienne, de manque d’appétit, de problème digestif chronique, ou de difficultés au travail inexpliquées.

INJECTIONS

Elles se font avec du matériel stérile et des aiguilles à embout rose ou beige.
Pour les injections intramusculaires, l’injection au poitrail est préférable à l’encolure (complications éventuelles moins handicapantes). Ces injections peuvent produire un oedème sans gravité.
Toujours planter l’aiguille démontée pour vérifier qu’elle ne se trouve pas dans une veine (absence de saignement) avant d’injecter le produit.

VICES REDHIBITOIRES
Boiterie ancienne intermittente, immobilité, fluxion périodique des yeux, tic avec ou sans usure
des dents, emphysème pulmonaire, cornage chronique et anémie infectieuse.

QUEL MEDICAMENT POUR QUELLE PATHOLOGIE ?

Laisser le vétérinaire choisir pour vous le produit adéquat

Traumatismes : Anti-inflammatoires
Pommade : Végébom, Dolisovet…
Lotion : Algyval, Synthol, Teinture d’Arnica…
Poudre dans l’alimentation : Equipalazone
Pâte orale : Finadyne
Solution buvable : Metacam...
Solution injectable : Phenylarthrite, Ketafun, Metacam, Corticoïdes…
Homéopathie : Arnica 30 ch.
Gonfles et plaies de sangle : Biafine, Dermaflon pommade…
Plaies :
Nettoyage : Vétadine savon…
Cicatrisant : Cothivet, Dermaflon spray ou pommade, bombe aluminium, Dermagel, Picribaume…
Bandage : Animalintex, Equiplast…
Bourgeonnement : Lotagen.
Pied :
Désinfection d’un abcès avec Lotagen ou Sulfate de cuivre
Seime : Keratex.
Coliques et obstruction oesophagiennes :
Antispasmodique : Calmagine, Spasfortan…
Difficultés respiratoires : Ventipulmin, Ekypulmyl…
Morsure de serpent : 1 dose Lachesis 30 ch
Piqûre d’insecte : 1 dose Apis Mellifica 30ch ou Naquadem
Mycose : Maveral associé ou non à Dermogine
Gale de boue : Dermaftox, Paturon Protect, Mastijet, Eosine …
Photosensibilisation : Biafine et écran total
Phtiriose : Acarexane, Diazadip, ou traitment bovins Versatrine, Butox…
Désinfection du cordon ombilical : Nut Ombyl
Vermifugation : Equest, Eqvalan, Furexel……
Vermifuge ténia : Droncit, Equimax, Equestpromox…


Cet article a été écrit grâce aux renseignements fournis par le Dr Lagrue, vétérinaire.
Dans tous les cas, ne vous improvisez pas vétérinaire,
au moindre doute, CONSULTEZ !


Dernière édition par Pierre le Sam 12 Nov - 11:59, édité 1 fois
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maurette
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MessageSujet: Re: Introduction en secourisme équin.   Sam 12 Nov - 9:30

très intéressant
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gitane
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MessageSujet: Re: Introduction en secourisme équin.   Sam 12 Nov - 11:35

merci Pierre pour toutes ces infos
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odile
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MessageSujet: Re: Introduction en secourisme équin.   Sam 12 Nov - 14:14

Infos à Imprimer et afficher ou mettre près/dans la boite à pharmacie de toutes bonnes écuries !!

Je le fais de suite !!
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MessageSujet: Re: Introduction en secourisme équin.   

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