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 Les envenimations animales

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Pierre administrateur
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MessageSujet: Les envenimations animales   Sam 12 Nov - 11:58

Les envenimations animales.


a) Les chenilles.

...Les cas rapportés sont le plus souvent des ingestions. Elles sont plus fréquentes dans les régions où l’on trouve beaucoup de papillons. C’est en mars-avril que les risques sont les plus importants.
Les symptômes sont :
- coliques,
- faiblesse de l’arrière train.
La mort est possible. Le traitement est là aussi principalement hygiénique. Il faut
rincer abondamment les zones atteintes avec une solution alcaline (bicarbonate, ammoniac dilué) que l’on trouve également dans des médicaments d’humaines comme le GAVISCON®.
Pour ce rinçage il est préférable d’utiliser de l’eau froide.
Dans un même temps on administre des corticoïdes par voie générale à dose anti
choc. Et des antibiotiques comme la spyramicine.

b) Les serpents.

...En Europe, c’est la vipère européenne, vipère péliade (Vipera berus) qui est le plussouvent incriminée dans les cas d’intoxination. Ce n’est pas la plus dangereuse mais les chevaux semblent particulièrement sensibles. La période à risque est d’avril à septembre en France.
Les risques sont plus importants au cours des journées chaudes au printemps. C’est au niveau des membres que les morsures sont les plus fréquentes. Quelques cas de morsures au niveau du museau sont rapportés. (OEHME F.W 1987)
En cas d'attaque par un serpent, il faudra distinguer la morsure d'une couleuvre de celle d’une vipère (cf. tableau 39). La morsure d’une couleuvre sera composée de deux séries d'empreintes de dents en demi-cercles, la couleuvre mord, comme un chien avec ses deux mâchoires. La vipère va, elle, piquer comme un moustique avec ses deux crochets. Pour déterminer si la morsure est dangereuse il faudra retrouver les traces de ses crochets. En cas de piqûre il faut savoir que la vipère inocule son venin dans 60 à 70% des cas. Le reste de
temps les piqûres ne sont pas suivies d'injection de venin.
L’absence de réaction au bout de 2 à 3h est le signe que le venin n’a pas été inoculé.
- 132 -
Tableau 41 comparaison couleuvre, vipère
Couleuvre
- Grande taille souvent > 60 cm.
- Tête ronde.
- OEil rond.
- Ecaille petite et régulière de la tête et
parfois du collier.
- Couleur sombre.
- Agressive.
- Absence de queue marquée.
- Rarement >60 cm.
- Tête triangulaire (+/-).
- OEil en fente.
- Ecaille large sur la tête.
- Couleur vive.
- Peureuse.
- Nette différence entre la queue et le corps.
Ces morsures provoquent une inflammation importante. Le rythme cardiaque devient irrégulier et rapide, la respiration difficile. Dans de rares cas la mort est possible à cause du choc.
Le traitement a pour but de ralentir l’absorption du venin. Il faut placer un garrot au dessus de la morsure sachant qu’on ne peut laisser un garrot plus de 30 minutes au même endroit (il faut donc le déplacer vers l’amont toutes les 15 minutes) et qu’il ne faut pas l’enlever brutalement. (BUCHERL W et al 1968)
Il faut garder son cheval immobile et tranquille. Pour cela on administre un antalgique (AINS ou AIS). Les AIS ont également un effet anti pyrétique, anti inflammatoire, anti oedémateux, et permettent de lutter contre le choc.
de la morsure.
Lors d’atteinte au niveau du museau, on peut introduire une carte, plastifiée si
possible, dans les naseaux, si l’on observe un gonflement. Cela lui permettra de ne pas s’étouffer. (BRAGER E 1995)
On peut, localement, nettoyer avec une solution basique (Dakin, permanganate de
potassium, javel 10%, …) qui a la propriété de neutraliser le venin.
Ensuite, on emmène son cheval à l’ombre, on lui refroidit la tête et la zone atteinte, puis on désinfecte la plaie et on met en place un traitement antibiotique. (BUCHERL W et al
1968, MATHA O et al 2002)
Il faut se tenir prêt à traiter les complications (cf. envenimation par les chenilles.)
On n’abandonne jamais son cheval sous prétexte qu’il semble aller mieux (BRAGER E 1995)

c) Les insectes. (Abeilles guêpes, frelon)

Les risques de piqûres sont plus importants les jours chauds au printemps et en été.
Les animaux au pré sont les plus exposés.
Le venin est hémolytique et provoque des contractions des muscles lisses, une chute de la pression artérielle.
Les symptômes sont une Inflammation locale, une hyperthermie, une excitation et
une paralysie, une hématurie. (STAMPFLI H.R, BOURE L 1999)
La première chose à faire est d’enlever le dard, puis laver la plaie avec une solution savonnée ou une solution basique.
On traite ensuite les éventuelles complications (cf. précédent).
Pour réduire les effets de ce venins la plupart thermolabiles, appliquer un point chaud (cigarette ou braise) permet de réduire considérablement l'action du venin. (2 ou 3 minutes à 40° suffit.

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